CULTIVER
SON MIEUX-ÊTRE

Prendre soin de soi est une responsabilité bien plus sacrée et profonde qu’uniquement se reposer, en particulier dans le contexte du travail communautaire. Dans cette section, nous vous proposons des outils pour cultiver votre mieux-être.

BÂTIR UNE
FONDATION SOLIDE

En PCG, tout commence par se bâtir une fondation solide pour assurer votre santé et votre bien-être. Pour parvenir à construire cette fondation, il faut savoir reconnaître et honorer ses besoins.

En faisant de cette pratique une priorité, vous serez en mesure de soutenir pleinement votre communauté et de renforcer votre résilience.

Il faut l’imaginer comme une pratique globale qui nourrit notre bien-être physique, émotionnel, mental et spirituel.

Les savoirs autour du bien-être sont bien vivants au sein des Premières Nations, notamment à travers les enseignements largement transmis de la roue de la médecine. Heureusement, ils ont été préservés, malgré l’interdiction de nombreuses pratiques et cérémonies traditionnelles lors du processus de colonisation, et demeurent toujours aussi pertinents aujourd’hui.

Selon cette vision traditionnelle, le bien-être ne se limite pas à la santé personnelle, mais englobe également le maintien de l’équilibre entre le soi, la communauté, le territoire et l’esprit, car nous sommes tous interconnectés. À travers le territoire de l’île de la Tortue, cet enseignement se retrouve sous différentes formes et versions, mais toutes nous rappellent l’importance de l’équilibre et du besoin de connexion profonde, entre le soi, la communauté, le territoire et l’esprit.

ROUE DU BIEN-ÊTRE

Inspirées par ces enseignements, nous vous proposons un exercice pour faire le point de votre bien-être, quotidiennement. Nous avons appris cet exercice de notre mentore, Suzy Goodleaf.

Débriefing

Honorer ses émotions et raconter son histoire

Prendre soin de soi, c’est aussi honorer ses émotions en partageant son histoire à travers le débriefing. Le débriefing, c’est une pratique qui nous aide à nous connecter à nos émotions et à les laisser faire leur chemin en nous. En exprimant ce que l’on ressent, on arrive mieux à comprendre ce qui se passe à l’intérieur de nous, et à donner un sens à nos expériences. En verbalisant ce qu’on gardait pour soi, dans un espace sécuritaire et encadré, on se débarrasse de ce qui nous alourdissait.

En contexte de PCG, que ce soit pour discuter des défis liés au travail, pour revenir sur une activité de mobilisation, ou lors de rencontres avec votre comité ou votre équipe, le débriefing est un outil de mieux-être précieux.

On vous propose un modèle de débriefing à essayer avec vos collègues et collaborateurs, ou même avec votre famille et ami.e.s. Il est important de se rappeler que le débriefing est un exercice qui doit se faire de manière encadrée, avec le consentement des participants. Vous pouvez le combiner avec l’exercice des normes collectives, pour rendre l’espace encore plus sécuritaire.

Ces récits (raconter son histoire) ont un effet organisateur si puissant sur le mental. Ils nous permettent de moduler nos émotions et de donner un sens à notre monde. Le processus narratif facilite aussi l’intégration interpersonnelle et la guérison.
Seigel
The Developing Mind. 1999

Débriefing

Un outil pour réduire le risque de détresse émotionnelle​

Le débriefing se fait en cercle, une ronde à la fois. Chaque personne est invitée à répondre aux questions de la 1ère ronde, à tour de rôle. Les autres écoutent et sont présents. Quand chaque personne a eu le temps de parler, on recommence pour les 2 autres rondes. Il est essentiel de prévoir assez de temps, pour que tout le monde puisse s’exprimer et écouter pleinement. Par exemple, avec un groupe de 4 personnes, on compte au moins 40 minutes pour compléter les 3 rondes. Plus le groupe est grand, plus il faut prévoir de temps.

1ère RONDE

2e RONDE

3e RONDE