REFORMER
LE CERCLE

Depuis les temps immémoriaux, la planification autochtone repose sur la notion de cercle, symbole de l’interconnexion entre les individus et le territoire. En reformant le cercle, on nourrit la confiance, on améliore notre capacité à travailler ensemble, et on fait en sorte que chaque voix compte. Dans cette section, nous vous invitons à retisser les liens, à partir des forces et des savoirs qui existent déjà dans nos communautés.

Savoirs
vivants

Les pratiques de planification autochtone sont enracinées depuis toujours dans la notion de cercle. Les langues et les traditions nous enseignent comment être en relation, avec la terre, avec nous-mêmes, avec tout ce qui existe. Les rites de passage nous enseignent qu’il y a un rôle et une place pour chaque personne autour du cercle, à toutes les étapes de la vie.  

Or, vivre en cercle n’est pas toujours facile. Pourquoi? Les raisons sont différentes pour chaque personne, mais il y a souvent un point commun : les gens ont vécu des choses difficiles dans le passé qui les empêchent de se sentir en sécurité maintenant.

C’est pourquoi chaque peuple a développé des pratiques pour bien vivre ensemble, décider collectivement, et réparer en cas de rupture dans les relations.

Dans cette section, nous vous proposons des outils pour reformer le cercle, à travers la planification communautaire.

« Planifier, c’est vivre notre vision et nos rôles. La planification, c’est un outil, si on la fait à notre manière, avec notre expertise. » 
Émie Rainville
Innue
«  Les savoirs traditionnels n’ont jamais été destinés à être statiques et à rester dans le passé. Au contraire, nous devons les vivre au présent pour qu’ils prennent tout leur sens dans nos vies et nos communautés.  »
Aînée Murdena Marshall
Mi’gmaq

Renouveler
les connexions

Pour faire une planification communautaire, il faut que les gens puissent se faire confiance et travailler ensemble. Suzy Goodleaf (Kahnawà:ke), Nancy Rother (Montréal) et Karonhiénhawe Linda Delormier (Kahnawà:ke) – trois de nos mentores – ont développé un atelier qu’elles appellent «Renouveler les connexions : tenir compte des traumatismes dans les organisations ». 

Leur atelier soutient le développement d’organisations tenant compte des traumatismes, par un processus fondé sur la prise de conscience, la reconnaissance des traumatismes, et le soutien aux équipes pour qu’elles passent à l’action.  

Puisque la planification autochtone est avant tout une démarche de reconnexion, leurs enseignements sont des atouts précieux dans votre coffre à outils en PCG.

Hommage à la tradition orale

un message de nos mentores

Nous faisons partie d’une lignée vivante qui s’enrichit chaque fois qu’elle est transmise.

Nous avons adapté ces enseignements des aînés traditionnels et des porteurs de savoir, tels que Jane Middleton-Moz (Anishinabe), Rebecca Martell (Cree), Sylvia Maracle et Darrel Thompson (Kanien’kehá:ka), Loretta Afraid of Bear Cook et Leonard Little Finger (Lakota), Emmy Mitchell et Tekanerahtèn:sere Francis (Kanien’kehá:ka), et beaucoup d’autres, trop nombreux pour les nommer tous. Nous sommes également reconnaissants à nos mentors de recherche tels que Daniel Siegel, Bruce Perry, Gabor Maté, Brené Brown, Bessel van der Kolk, Renée Linklater (Saulteaux) et Peter Levine. Nous vous invitons à explorer le sens de ces enseignements afin que vous puissiez les incarner selon votre propre perspective. Nous espérons vous inciter à apporter vos propres enseignements et à les partager à votre tour.

Prendre
conscience

En février 2024, j’ai participé à l’atelier de 3 jours appelée « Renouveler les connexions : tenir compte des traumatismes dans les organisations ». J’ai beaucoup aimé la formation, elle m’a appris différentes approches pour être sensible aux manières dont les employé.e.s et les gens vivent leurs traumatismes et comment ça les affecte. En tant que coordonnateur de la PCG, je peux intégrer tout ce que j’ai appris pour m’assurer que notre démarche est centrée sur le bien-être de notre communauté, notre résilience et notre guérison.
Bradley Polson
Coordonnateur de la PCG, Long Point First Nation

Principes fondamentaux

Pour intégrer leurs enseignements dans votre pratique, on vous invite d’abord à prendre conscience de quelques éléments importants.

Au cœur de l’atelier,
il y a six principes interreliés :

SÉCURITÉ ET CONFIANCE

Quand les gens ne se sentent pas en sécurité, ils ne peuvent pas faire confiance ni travailler en groupe. En PCG, on recrée des espaces où les gens se sentent en sécurité physiquement, émotionnellement, spirituellement et mentalement, afin qu’ils puissent se faire confiance et faire confiance aux autres.

CHOIX ET VOIX

Quand les gens se font imposer des choses ou quand leur voix n’est pas écoutée, ils préfèrent ne pas s’impliquer. En PCG, on recrée des espaces où les gens retrouvent leur pouvoir, où ils ont vraiment le choix et où chaque voix est importante pour décider de l’avenir de la communauté.

FORCES ET RÉSILIENCE

Quand on part des lacunes ou des faiblesses des gens, on nourrit l’impuissance. En PCG, on recrée des espaces où chaque personne peut utiliser ses forces et où les enseignements des ancêtres sont valorisés. C’est grâce à ces forces que la communauté bâtit sa résilience, sa capacité d’accueillir l’avenir.

Qu’est-ce qu’un traumatisme?

Un traumatisme, c’est une blessure intérieure causée par un ou des événements qui dépassent notre capacité de faire face au danger. Quand on vit un événement qui dépasse notre capacité de faire face au danger, notre corps tombe en mode survie.

Pour se protéger, notre cerveau divise l’information en deux. Le souvenir de l’événement est stocké dans une partie du cerveau, tandis que les sensations physiques et les émotions liés à l’événement sont stockées dans une autre partie du cerveau.

Parfois, il arrive que ces sensations et émotions restent bloquées, qu’on n’arrive pas à les libérer. C’est cette blessure intérieure qu’on appelle un traumatisme. Le traumatisme continue d’affecter notre bien-être émotionnel, mental, physique et spirituel bien après que le ou les événements soient passés.

Il y a plusieurs sortes de traumatismes, qui peuvent être présents en même temps. Par exemple, un traumatisme peut à la fois être personnel et intergénérationnel.

Trois choses sont importantes à retenir à propos des traumatismes :

La PCG nous invite à revisiter le passé collectif pour comprendre ce qui nous a mené où nous sommes aujourd’hui. En créant des espaces de partage, on facilite la libération d’émotions et la réappropriation du passé, ce qui contribue à la guérison.

Pourquoi parler des traumatismes en planification?

Les traumatismes sont des blessures intérieures liées à des événements passés qui continuent de nous affecter dans le présent. Ils affectent notre sentiment de sécurité, nos comportements, nos relations.    

Dans nos vies de tous les jours, nos blessures intérieures peuvent être réactivées de diverses manières. Un son, une odeur, un bruit, un lieu, le nom d’une personne ou une date anniversaire…tout d’un coup, on n’est plus dans le présent, notre corps réagit comme au moment de l’événement passé et tombe en mode survie pour se protéger du « danger ». C’est ce qu’on appelle un élément déclencheur (trigger)

Quand on est en mode survie, on n’a pas accès à notre cerveau « rationnel », notre cerveau « sensoriel » prend le contrôle et essaie de nous protéger.

Le mode survie se manifeste par trois grands types de réactions  :

Lutter

Fuir

Figer

En tant que coordonnatrice ou coordonnateur en PCG, vous aurez à travailler avec de multiples personnes qui portent des blessures intérieures, incluant vous-même.

Prendre conscience de vos propres éléments déclencheurs et apprendre à reconnaître les signes qu’une personne est en réaction vous aidera à créer des espaces sécuritaires, pour vous-même et pour les membres de votre communauté.

Reconnaître
les impacts

En planification communautaire, on travaille avec le passé, le présent et l’avenir de la communauté. Revenir sur le passé collectif suscite toutes sortes d’émotions : joie, fierté, nostalgie, honte, incompréhension, deuil…

Quand on accompagne un groupe en PCG, il faut se préparer à les accueillir. Une partie de la préparation passe par la connaissance de l’histoire et des traumatismes qui y sont associés.

Se rappeler d’où on vient

Avec la PCG, la communauté explore d’où elle vient et où elle est pour décider ensemble où elle veut aller, toujours en partant de ses forces.

On commence par regarder aussi loin que possible en arrière et à l’intérieur de nous, pour se rappeler qui nous sommes et le chemin parcouru. On s’enracine pour avoir l’énergie de faire le voyage.

En revenant vers un passé plus récent et vers le présent, on est confronté.e aux impacts du colonialisme. À travers ses lois destructrices, il vise à démanteler toutes les structures des sociétés autochtones, toutes les relations qui ont toujours assuré l’harmonie et la vie.

Des pistes pour se retrouver, quand regarder en arrière est difficile :

La colonisation est essentiellement un effort pour déconnecter les gens de leur esprit, les uns des autres, et de leurs territoires, qui est la source de qui nous sommes.
Taiaiake Alfred
Conférence
« It’s All About the Land », 25 janvier 2024

Les traumatismes causés par le colonialisme sont comme des roches lancées dans l’eau : ils continuent de faire des ronds pendant des générations, à travers leurs impacts sur les personnes, les familles, les organisations, les communautés et les territoires.

Jane Middleton-Moz, une autre de nos mentores, accompagne les familles et les communautés dans leurs démarches de guérison. Elle nous enseigne à quel point l’oppression affecte notre capacité d’être en relation et de travailler ensemble : 

Ceux qui se considèrent comme des êtres humains compétents et dignes résistent au contrôle des autres. Par conséquent, une étape importante de l'oppression consiste à engendrer la haine de soi et la conviction que l'on mérite d'être maltraité. Il est important de convaincre les opprimés qu'eux-mêmes et tout ce qu'ils croient sont stupides et indignes. 
Jane Middleton-Moz

Le Dr Na’im Akbar a également étudié les conséquences de l’oppression sur les communautés et les individus. 

« Les tactiques d’oppression visent à  :

  • Créer un sentiment d’infériorité personnelle
  • Créer des divisions au sein de la communauté
  • Diviser la famille et enlever les enfants
  • Générer la peur et la dépendance et l’impuissance »

– Na’im Akbar, dans «Breaking the Chains of Psychological Slavery»  (Traduction libre: Briser les chaînes de l’esclavage psychologique)

C’est normal que planifier ensemble soit plus difficile aujourd’hui que par le passé. En planifiant l’avenir ensemble, on ne crée pas seulement un plan, on renouvelle les relations que le système colonial a tenté de détruire. On retrouve notre autodétermination.

Nourrir la résilience

La résilience, c’est la capacité de rebondir face à l’adversité. Il est normal de vivre du stress et des défis,

mais nous ne sommes pas obligés de les vivre seul.e.

« Les racines de la résilience se trouvent dans le sentiment d’être compris et d’exister dans l’esprit et le cœur d’une personne aimante, à l’écoute et confiante. »
Diana Fosha

Les facteurs de protection nous aident à bâtir notre résilience et à faire face aux défis sans être traumatisés. Ces facteurs sont connus des Premiers Peuples depuis longtemps. Ils sont intégrés dans les cérémonies, les pratiques, l’organisation sociale traditionnelle, etc.

« Quand nous avons peur et que nous pouvons agir, ou permettre à la peur de faire son chemin dans notre corps, nous ne serons pas traumatisé.e. »
Peter Levine

Tout ce qui aide à renforcer nos relations contribue à nous protéger, physiquement, émotionnellement, mentalement et spirituellement.

Facteurs de protection :

Passer
à l’action

Voici cinq activités pour passer à l’action et mettre ces enseignements au cœur de votre planification communautaire. Nous vous invitons à les modifier pour les adapter à votre contexte unique. Mieux encore, nous vous encourageons à créer les vôtres, enracinées dans votre culture et votre communauté. Comme toujours, nous vous demandons simplement de mentionner les noms des personnes dont vous transmettez les enseignements.

Favoriser la sécurité

Quand on commence à travailler avec un groupe, une bonne façon de favoriser la sécurité est de se donner des normes collectives. C’est une version différente de pratiques intégrées dans toutes les cultures autochtones : reconnaître nos relations, réunir les cœurs et les esprits dans le moment présent, et s’entendre sur un protocole pour se sentir en sécurité ensemble, dans le cercle.

On demande d’abord au groupe de quoi les personnes présentes ont besoin pour se sentir bien et en sécurité pendant l’activité (physiquement, émotionnellement, mentalement, spirituellement). Personne n’est obligé de répondre, les gens donnent une réponse quand ils sont prêts. La personne qui anime note les normes sur une grande feuille de papier.  

Quand tout le monde a eu l’occasion de parler ou qu’il n’y a plus de nouvelles idées qui sortent, on colle la feuille de papier au mur, à la vue de tous. La personne qui anime ajoute la norme de confidentialité, si elle n’a pas été nommée.

Pour la durée de l’activité, les normes sont un engagement collectif : tout le monde est responsable de les incarner. On peut y revenir au besoin pendant l’activité, pour se rappeler ce qui est nécessaire pour être bien et participer pleinement.

Source : cette activité nous a été enseignée par Suzy Goodleaf, Nancy Rother et Karonhiénhawe Linda Delormier.

Quand on commence à travailler avec un groupe sur des sujets délicats comme ceux qu’on aborde en PCG, les gens arrivent souvent avec des craintes ou des incertitudes. Pour continuer à créer la confiance, on peut utiliser l’activité des peurs et des forces dans le panier. 

L’activité se fait en 8 étapes et doit être animée en équipe de 3 personnes ou plus, puisqu’il y a beaucoup de manipulations à faire et qu’il faut garder le rythme pour garder l’attention des participants.

  1. Une personne distribue à chaque participant 2 papiers de couleurs différentes et un crayon/marqueur.
  2. Pendant ce temps, l’animatrice donne la première consigne aux participants : sur un papier, notez une peur que vous avez à propos de la rencontre d’aujourd’hui. Elle demande aux participants de venir porter leur papier dans le panier quand ils ont terminé. Elle explique ensuite que les notes seront lues anonymement au groupe.
  3. Une personne circule autour du cercle avec le panier pour récolter les papiers. Il faut être rapide ici!
  4. À mesure que les papiers sont rassemblés, deux personnes travaillent en équipe pour noter les peurs sur un grand papier ou sur une diapositive PowerPoint, en s’assurant qu’elles sont anonymes. Les idées qui se répètent peuvent être notées avec un étoile ou en notant le nombre de fois que l’idée revient (p.ex. peur d’être jugé x3).
  5. Pendant ce temps, l’animatrice donne la deuxième consigne aux participants : sur le 2epapier, notez une force que vous avez qui vous aide, ou qui vous a aidé à venir ici aujourd’hui. Elle demande aux participants de venir porter leur papier dans le panier quand ils ont terminé. Elle explique ensuite que les notes seront lues anonymement au groupe.
  6. Une personne circule autour du cercle avec le panier pour récolter les papiers.  Il faut encore être rapide ici!
  7. À mesure que les papiers sont rassemblés, deux personnes travaillent en équipe pour noter les peurs sur un grand papier ou sur une diapositive PowerPoint, en s’assurant qu’elles sont anonymes. Les idées qui se répètent peuvent être notées avec un étoile ou en notant le nombre de fois que l’idée revient ( p.ex. sens de l’humour x4).
  8. Une fois que les deux grandes feuilles ou diapositives PowerPoint sont prêtes, l’animatrice commence par les peurs et les lit à haute voix. L’objectif ici, est de réaliser que tout le monde a des peurs et que plusieurs sont partagées, personne n’est seul avec sa peur. Elle termine en lisant les forces à haute voix. Ça permet de voir que non seulement tout le monde a des forces, tout le monde a réussi à faire face à sa peur de venir ici en utilisant sa force. Les participants ont d’autres exemples de forces présentes dans le groupe et auxquelles tout le groupe a accès au besoin. Ces forces pourront leur servir tout au long de la journée.

Source : cette activité nous a été enseignée par Suzy Goodleaf, Nancy Rother et Karonhiénhawe Linda Delormier.

Quand on tient compte des traumatismes, on ne demande jamais aux gens d’aller là où nous ne sommes pas prêt.es à aller nous-mêmes. L’introspection nous aide à identifier nos émotions et nos réactions, et nous prépare à accompagner les autres. On est mieux préparé.e à rejoindre les gens là où ils sont quand on a déjà nous-mêmes exploré le territoire.  

Nous vous proposons un exercice d’introspection que vous pouvez utiliser en début de PCG.

  1. Imaginez un fil qui vous connecte aux grandes thématiques de la PCG (vous pouvez utiliser le graphique ou modifier les grandes thématiques pour qu’il reflète votre réalité).  
  2. Utilisez les questions suivantes pour regarder à l’intérieur de vous :
  3. Comment vous sentez-vous par rapport à chaque thématique?  
  4. Qu’est-ce qui influence vos relations avec chaque thématique?  
  5. Quels aspects vous affectent, vous motivent ou vous font peur pour chaque thématique?
  6. De quoi auriez-vous besoin pour vous sentir à l’aise de parler de chaque thématique?
  7. Vous pouvez utiliser vos réponses pour vous faire un plan de match, préparer des activités pour la communauté, etc.
  8. Prenez le temps de partager votre expérience avec un être de confiance, humain ou non. Qu’est-ce que vous avez appris sur vous-même? Comment avez-vous trouvé l’exercice?

Grâce à cet exercice, vous serez mieux préparé.e pour accompagner votre communauté à mesure qu’elle explorera chacune de ces thématiques.

Source : cette activité a été créée par Émie Rainville.

Quand on tient compte des traumatismes, on considère que chaque comportement a une signification et cherche à communiquer quelque chose.

Pour décoder le message, il faut s’éloigner du jugement et changer de perspective pour pratiquer la curiosité empathique.  

Pour chaque comportement, au lieu de se demander « c’est quoi son problème? », on se demande « qu’est-ce qui lui est arrivé? » 

Voici quelques exemples fréquents en PCG (passer le curseur sur chaque carte pour voir l’autre perspective). 

Pour bien vous préparer à accompagner la PCG, nous vous proposons une activité simple où vous explorez pour explorer avec un.e partenaire les comportements qui vous font réagir. À tour de rôle :

  1. Décrivez un comportement qui vous fait réagir.
  2. En tenant compte des traumatismes, pensez à ce que le comportement pourrait représenter.
  3. Trouvez une manière empathique d’aborder la situation avec la personne.
  4. Pratiquez avec un.e partenaire.
  5. Répétez aussi souvent que vous le voulez!

Source : cette activité nous a été enseignée par Suzy Goodleaf, Nancy Rother et Karonhiénhawe Linda Delormier.

Quand on tient compte des traumatismes en PCG, on est constamment en mode apprentissage, pour s’ajuster aux priorités et aux besoins de la communauté.

On travaille à partir de nos forces, de ce qu’on sait déjà être et faire.  

Un outil pratique quand on commence est de faire l’inventaire de nos forces, en équipe. On peut partir de nos descriptions de tâches (p.ex. coordonnatrice ou coordonnateur en PCG), du mandat de l’équipe de planification, de notre plan de travail, etc. Puis, on explore nos forces et les endroits où on a encore des choses à apprendre.  

Forces

  • Quelles forces personnelles vont m’aider à remplir mon rôle?
  • Qu’est-ce que je sais déjà être et faire?
  • Quelles expériences passées me seront utiles pour remplir mon rôle?
  • Avec quelles tâches suis-je déjà à l’aise?
  • Qui est là pour me soutenir dans mon travail?

Apprentissage continu

  • Qu’est-ce que je veux apprendre?
  • Quelles tâches sont encore difficiles ou inconfortables pour moi?
  • Qui est là pour m’enseigner ce que je veux apprendre?
  • Qui m’inspire dans mon travail?

C’est souvent difficile de se voir soi-même, c’est pourquoi on explore en équipe!

Vous avez besoin d’idées pour des formations en planification communautaire? Faites-nous signe, nous sommes là pour vous.